Du divorce vu dans son ensemble
Il semble que le divorce ait existé depuis toujours.
Sous la Grèce antique, il suffisait à l'homme de chasser son épouse hors du domicile conjugal pour (hop !) divorcer ! Toutefois, la femme gardait sa dote ce qui était un puissant "antidote" aux divorces "par mise à la porte !"
Enfin, la femme obtint le droit de divorcer en en faisant la demande par le biais de son tuteur légal; père, frère, etc...
Chez les romains, le droit au divorce a été codifié, l'homme ou la femme pouvaient tout aussi bien demander le divorce.
Au haut moyen-âge, le mariage n'étant pas consacré, on pouvait se séparer sans autre formalité.
Puis le mariage consacré, l'église s'oppose au divorce. L'indissolubilité du mariage est la règle absolue et est renforcée au milieu du 16è siècle pour s'opposer aux églises protestantes qui permettent le divorce.
Les philosophes de l'ancien régime, Voltaire, Montesquieu sont favorables au divorce.
La première loi sur le divorce date de 1792. C'est presque un divorce par consentement mutuel, sans vraiment de condition, c'est pourquoi, par réaction, le code civil de 1804 conserve le divorce pour consentement mutuel mais en y posant des conditions drastiques, aussi seul le divorce pour faute est réellement appliqué.
A la restauration le divorce est à nouveau totalement supprimé.
La procédure de divorce est rétablie par la loi Naquet du 24 juillet 1884.
Mais c'est seulement par une loi du 11 juillet 1975 que Valéry Giscard D'Estaing promulgue la loi sur le divorce qui perdurera jusqu'à la loi du 26 mai 2004.
Sommairement :
Si en France, il existe la séparation de l'église et de l'état depuis 1905, ainsi peut-on se marier seulement civilement devant Monsieur le maire, en fait la grande majorité des mariages se célèbrent ensuite à l'église, ce qui donne une dimension spirituelle et sacrée aux liens du mariage, les époux se promettent devant Dieu de s'aimer pour la vie...
Le Judaïsme reconnaît la répudiation et le divorce.
Le droit canon (christianisme) n'admet pas le divorce mais reconnaît la « nullité » du sacrement du mariage.
L'Islam reconnaît la répudiation des femmes par les hommes.
Aujourd'hui il est estimé qu'un mariage sur trois se termine par un divorce, cette proportion tendant à se rapprocher de 1 sur 2 dans les grandes métropoles.
Quelques divorces célèbres :
- 1809 Napoléon 1er et Joséphine de Beauharnais
- 1989 Andréas Papandréou et Margaret Papandréou
- 1996 Le Président Sud Africain Nelson Mandela et Winnie Mandela
- 2007 Le Président Nicolas Sarkozy et Cécilia Sarkozy
Alors, on ne s'entend plus parce que l'un tend à tirer trop la couverture vers lui (ou elle!)... ?